Plein feu
Joutes de haute volée
Joutes de haute volée
Du 10 mars 2010 au 11 mars 2010

Toutes en perruques et coiffures vertigineuses, robes cages et corolles translucides (Molière 2009 du créateur costume pour Claire Risterucci), les dames du Divin Marquis portent haut le verbe philosophique de Yukio Mishima dans une traduction de l’écrivain poète André Pieyre de Mandiargues. Aux joutes de Madame de Sade - Hélène Alexandridis, gracile Renée- et de ses duellistes de gynécée parmi lesquelles Julia Vidit, épatante libertine de Saint-Fond, et Marilu Marini, terrible et sulfureuse Montreuil, Jacques Vincey offre une lumineuse et implacable mécanique. Du théâtre de haute voltige, à la langue jouissive et au raffinement flamboyant.

A lire sur la toile 
Reflets de Sade dans l’œil des femmes
de Dominique Darzacq, le 14 mai 2008

Extraits de presse

« Engoncées jusqu’à la taille dans d’étranges corsets métalliques qui les enserrent de leurs corolles translucides, ces femmes, tel un bouquet de fleurs du mal, arborent au faîte de leur interminable perruque des jaillissements de plumes colorées comme autant de pistils empoisonnés. Troublantes et terriblement sensuelles, elles ont la raideur stylisée des pièces d’un cruel jeu de société, sont stratégiquement positionnées sur une scène recouverte d’un très minimal plateau quadrillé. Dans la belle mise en scène de Jacques Vincey, elles sont les reines hiératiques qu’une invisible présence manipule, celles qui ont aimé, haï, protégé ou fait emprisonner le Divin Marquis, telles que nous les représente en 1965 Yukio  Mishima à travers Madame de Sade, sa pièce culte écrite cinq ans avant son suicide, sauvage performance se conformant aux principes rituels du seppuku. »
in Les Inrockuptibles, le 7 octobre 2008, Patrick Sourd

« ce texte d’une folle intelligence a peut-être trouvé là son incarnation la plus accomplie, entre vertige et fascination. »
in L’Express, le 9 octobre 2008, Laurence Liban

« la pièce ne cesse de fasciner. Et voici (…) en tournée un peu partout en France, une nouvelle production signée par un metteur en scène jusque-là peu connu, mais qui devrait faire son chemin : Jacques Vincey. Cet ancien comédien, que l'on a pu voir dans les spectacles de Patrice Chéreau, Bernard Sobel, Luc Bondy ou André Engel, y fait montre d'une intelligence d'approche et d'une finesse formelle remarquables. Et parvient ainsi à déployer tous les niveaux de ce grand texte, que l'on connaît, en français, par l'adaptation qu'en a écrite André Pieyre de Mandiargues dans le style brillant du XVIIIe siècle. »
in Le Monde, le 13 octobre 2008, Fabienne Darge


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