Au cours du mois d’octobre 1974, l’écrivain Georges Perec se rend trois jours de suite place Saint-Sulpice à Paris, et là, d’un café ou d’un banc, il entreprend une description précise et minutieuse de ce qui l’entoure(…).Une trentaine d’années plus tard, le réalisateur Jean-Christophe Riff adopte la démarche qui a présidé à l’élaboration du livre. Sa caméra capte et enregistre la vie ordinaire du lieu. Accompagnant ces images, le texte de Georges Perec en voix off est dit par Mathieu Amalric. S’instaure alors, dans un mouvement de va-et-vient incessant, un jeu de concordances et de décalages entre le texte et l’image.
Georges (...) Perec : propos amicaux autour d’Espèces d’espaces de Bernard Queysanne,1999, (71’).
Le texte d’«Espèces d’espaces», réflexions de l’auteur sur les lieux - la chambre, l’appartement, les escaliers, le mur, l’immeuble, la rue, le quartier, la ville, la campagne, le monde - sert de fil conducteur à ce portrait de Georges Perec. En contrepoint, des amis de Georges Perec se prêtent au jeu du Je me souviens : Marcel Benabou, Ela Bienenfeld, Pierre Getzler, Eugen Helmlé, Jacques Lederer, Suzanne Lipinska, Harry Matthews, Paulette Perec, Maurice Pons, Sylvia Richardson. Le réalisateur s’est efforcé de « donner l’image la moins institutionnelle possible, la plus amicale, la plus proche du Georges Perec qu’[il] a connu et aimé ».