Juillet

Dans une ville inconnue, un homme dont la maison a brûlé se voit refuser l’asile par son voisin. Il le tue. La nécessaire fuite du criminel se révèle alors errance initiatique et amoureuse. On retrouvera dans Juillet les thèmes chers à Ivan Viripaev : l’obsession des figures des romans russes du XIXe siècle, l’exploration de la mystique orthodoxe, le questionnement de l’univers psychiatrique. Mais ce texte transcende résolument l’acte de violence en une épopée du monde d’aujourd’hui, une société de l’après-catastrophe dont l’auteur nous propose une évocation moderne et lumineuse.
Du 13 au 18 novembre 2009
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Après Le gars, mis en scène avec Vladimir Pankov en 2007, Lucie Berelowitsch revient à Cherbourg avec le texte d’Ivan Viripaev, auteur dramatique qui bouleverse le paysage théâtral de la Russie. Dans Juillet, premier volet d’une trilogie nommée Disparition, Lucie Berelowitsch choisit de placer le monologue d’un homme âgé dans la bouche de deux êtres, une jeune femme et un jeune homme. Ils délivrent un flot de paroles, empli de fureur, qui progresse de façon cyclique. Monologues, dialogues, narration à deux voix s’entrecroisent pour créer une nouvelle langue.

La mise en scène explore l’idée d’un espace éclaté dans lequel se confronte le temps de l’internement à celui de la liberté, l’espace mental dans lequel évolue l’interprète à ceux très concrets d’une église, d’une cellule ou d’un lit. Un espace qui, au même titre que le texte, fonctionne en plusieurs strates et ouvre le champ des possibles et de l’imaginaire. Un lieu qui fait corps avec les éléments et la matière : terre, eau, glace, feu et état gazeux se succèdent. Tout comme se superposent les boucles sonores entremêlées de la voix des acteurs et celle de l’auteur. Quant aux zones de jeu, elles alternent et recomposent ainsi les facettes d’un psychopathe au parcours mental chaotique. Ivan Viripaev écrit comme on compose une partition musicale. Il interroge notre capacité à nous détacher du réel et questionne une société qui a adopté comme règle de conduite la sentence de Fedor Dostoïevski « Si Dieu n’existe pas, alors tout est permis ». Juillet est un conte poétique, une épopée à travers la Russie loin de toute explication logique. La pièce, où s’entremêlent différentes temporalités, différents styles d’écriture, traduit pourtant un propos profondément ancré dans la réalité et dans la société contemporaine russe et acquiert, par la seule puissance du verbe, la force d’un mythe. Il en devient universel.

Distribution
Production
Liens

Compagnie Les 3 sentiers
Mise en scène Lucie Berelowitsch
Scénographie et création lumières Sébastien Michaud. Musique Sylvain Jacques.
Traduction Gilles Morel & Tania Moguilevskaia. Adaptation Lucie Berelowitsch.
Voix off Ivan Viripaev.
Avec Charline Grand & Pascal Tagnati.

Production : les 3 Sentiers. Coproduction : Le Trident, Scène Nationale de Cherbourg-Octeville / La Filature, Scène Nationale de Mulhouse. Avec le soutien de la SPEDIDAM, de l’Ambassade de France à Moscou, du Festival des arts et du cinéma russes – RUSKOFF. Remerciements à La Maison de la Poésie. Manifestation organisée à l’occasion de l’Année France-Russie 2010

Juillet
INFOS
Théâtre
en création
Ouverture billetterie : 26 septembre
Séances
VEN 13 NOV à 20h45
SAM 14 NOV à 20h45
DIM 15 NOV à 16h00
MAR 17 NOV à 20h45
MER 18 NOV à 19h45
TARIFS
Tarif B. Passeport jeune
Plein tarif 20 €
Tarif réduit (moins de 26 ans, demandeur d'emploi, bénéficiaire du RSA) 11 €
Tarif réduit (moins de 13 ans) 7 €
Accompagnateur 11 €
Pass 4 entrées 64 €
Abonné 7++ 11 €
Abonné 5++ 9 €
Abonné 3++ 6 €
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