La Barbe bleue

Bleue. Sa barbe est bleue, d’un bleu outre mer, de celui qu’on appelle Klein. Il est noble, riche. Trois Ferrari rutilantes dont une est argentée, deux hélicoptères et un carrosse d’or, pour le style. Il a la tête d’une Bête. Six épouses défuntes au compteur. Et dans son collimateur, La Plus Jeune (en majuscules puisque tel est son nom) des deux filles de La Voisine (idem). Il est La Barbe bleue.
Le 15 décembre 2010
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Sept portes et quelques clefs. Pierreries, or et victuailles, l’abondance est derrière chaque serrure. La tentation aussi. Celle du mystère et de l’interdit. L’énigme du conte de Perrault est là, entière.

Et pourtant ! La Plus Jeune cette fois-ci est bel et bien amoureuse. Réjouie plus que de raison d’être jetée en pâture au monstre puisqu’elle aspire à son étrangeté. Et La Barbe bleue l’est autant d’elle. Tout désarçonné qu’il est de cette candeur et de l’innocence qu’elle offre avec impudence. Cruautés et merveilles revisitées mais cruautés et merveilles tout de même, Jean-Michel Rabeux y tient. Parce que dans un conte tout est vrai, quelques soient les vérités. Une voix de bête qui passe du grondement au plus tendre feulement. Une mère loufoque, quelque peu vénale, aux dons d’invisibilité et à la légerété joyeusement coupable.

Des bicyclettes et un train électrique, du nougat et des truffes en chocolat. Et une tâche rouge indélébile. Parce qu’il n’y a rien de plus savoureux que d’user d’impossibles anachronismes, de réjouissantes magies et surtout d’inlassables répétitions qui épuisent le suspens apeurant et le délicieux effroi. Parce que quitte à trembler, autant que ce soit au théâtre. Parce que sans le «happy end» manquerait le plus évident motif

d’affronter le pire et d’en triompher. Parce que tout cela n’évite pas les outrances chatoyantes des costumes et des lumières, les finesses spirituelles des textes et les saillies irrésistibles de drôlerie. Et que tout cela même n’empêcherait pas un fauve de devenir aimable s’il venait à être aimé.

Jean-Michel Rabeux nous livre avec délectation une oeuvre que tous, et pas seulement les plus jeunes, dégusteront... comme la part du lion !

Extrait du spectacle

Distribution
Production
Liens

Compagnie Jean-Michel Rabeux.

Texte et mise en scène Jean-Michel Rabeux d’après Charles Perrault. Décors, costumes et maquillages Pierre-André Weitz. Direction technique et lumières Jean-Claude Fonkenel. Son Samuel Mazzotti. Assistanat à la mise en scène Sophie Lagier. Construction décors Bertrand Killy. Réalisation costumes Nathalie Bègue. Avec Juliette Flipo, Kate France, Franco Senica.

Production déléguée La Compagnie.
Coproduction La rose des vents – Scène Nationale Lille Métropole - Villeneuve d’Ascq, La Comédie de Béthune - CDN
Nord - Pas-de-Calais. Ce texte a reçu l’aide à la création du
Centre national du Théâtre. Avec le soutien de l’Adami et l'aide à la diffusion d'Arcadi. La Compagnie est subventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication – Drac Ile-de-France et soutenue par la Région Ile-de-France au titre de la permanence artistique et culturelle.

La Barbe bleue
INFOS
Théâtre
Durée : 1h00
Ouverture billetterie : 25/09/2010
Séances
MER 15 DÉC à 18h45
TARIFS
Plein tarif 11€
Tarif réduit 7€ (Moins de 26 ans, Demandeurs d'emploi, étudiants de moins de 30 ans, Bénéficiaires de RSA)
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